5o ans... & j'ai du mal à croire que le temps passe si vite.

29 Août 1958 : Naissance d'une légende

Ils ne croyaient pas en cette passion, sans doute parce que j'étais; et je reste, une enfant.
Ils pensaient que cette folie n'allait durer qu'une année.
Il est vrai que je n'avais jamais eu de véritable idole auparavant.
Pourtant aujourd'hui je puis affirmer qu'il s'agit là de ma plus longue histoire d'amour.
Plus de sept ans plus tard; je l'aime toujours.

Joyeux Anniversaire, Michael...


5o ans... & j'ai du mal à croire que le temps passe si vite.

# Posté le vendredi 29 août 2008 06:18

Modifié le lundi 29 juin 2009 16:13

October 2oo7FACEBOOK

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Je m'étais tuée à me dire « plus jamais », torturé l'âme à ne plus devoir m'attacher. Je voulais pourchasser chaque geste, chaque sourire de mon esprit ; éloigner cette sensation d'amour néfaste qui m'imprégnait. Un amour impur, un sentiment qui me dévaste. J'aurais voulu formater ma mémoire ; chaque jour je me forçais de garder ce côté réservé, cette pudeur sur mes sentiments, que j'aurais aimé déraciner de mon être. Si j'avais pu le regarder dans les yeux sans ne plus rien éprouver, me moquer de l'absence, son absence. Si j'avais su comment faire pour être totalement indifférente à son charme, et à cette infinité d'éléments qui faisaient de lui ma priorité. Si j'avais su ne jamais rien voir ; alors je serais devenue quelqu'un de fort. Quelqu'un d'invincible. Quelqu'un qui se ment.

Désormais je sais que je n'y arriverai pas ; la tête est en désaccord avec le coeur.

Ce soir encore j'avais préparé quelques occupations pour fuir cette chambre, la mienne, cet endroit où le sol sera bientôt jonché d'écrits dont je ne parle quasiment que d'eux, et de lui. J'ai besoin de fuir ce lieu comme si ma santé mentale en dépendait. Il n'y est venu que rarement mais j'ai tant repasser en boucle nos instants dans ma tête, que l'endroit s'est imprégné de sa personne.

Il me suffirait de fermer les yeux pour l'imaginer encore, et je ne veux plus. Je ne veux plus me morfondre dans une profonde nostalgie ; à l'heure où il est heureux, quelque part où je ne suis pas.

Que me reste t-il ? Quelques personnes que je n'estime pas réellement, et dont je ne crois pas les déclarations et toutes ces choses pathétiques qui me font comprendre que finalement, je n'arrive pas à les aimer. Ils veulent que je sois ce qu'ils désirent. J'aimerais mieux être ce que je veux. J'ai quelques salauds pour croire que je peux très bien m'en passer ; ils m'amusent, me font passer le temps. Ses mains agissaient mieux, je ne sais plus, j'aurais mieux fait de ne jamais savoir.

Demain je verrai Sasha, et je m'efforcerai de ne pas paraître insolente, facétieuse. De quel droit puis –je mettre ma puérile blessure au-dessus des siennes ? Lui aussi est atteint, mais ce n'est pas de sa faute, si je ne puis renaître.

Sur le chemin du retour il fera nuit, je me complairai dans le froid qui mordra mon visage. Les gens me regarderont encore comme si j'étais une bête de foire. Et moi je ne penserai qu'à une seule personne, avalant un cachet pour soigner ce mal-être, ces sensations étouffantes. Et puis je me forcerai de le dégager de mes pensés, je prendrai un autre comprimé, et les lumières qui émanent des lampadaires ne seront alors plus que des lampes de spots grillées. C'est à ce moment même que Gordon décidera de m'appeler. Il me fera remarquer que ma voix est déglinguée, et il voudra me voir, il voudra se faire du mal.

Chez lui, je chercherai la lumière à tâtons, je déambulerai à travers les pièces de l'appartement pour finalement m'allonger à même le sol, les bras en croix, au milieu d'un tas de photographies et journaux que j'aurais imaginés, les yeux écarquillés dans la lumière tamisée. Il embrassera mon cou sans même effleurer ma bouche, il sait que je déteste faire semblant d'aimer. Dans un dernier geste il finira par me dire : « Je ne peux pas. J'y ai trop pensé. » J'entendrai ces mots sans les écouter, et les comprendre encore moins. Je serai ailleurs. Quelque part où ceux que j'aime subsistent encore. Sans même dire Au revoir à Gordon je trouverai la force de me lever et partir. Sont ils donc tous aussi insipides... ?

Ah, si Astrid était là pour me bercer tendrement. Il avait raison. Ce serait magnifique une vie sans sentiments.



# Posté le mardi 19 août 2008 11:47

Modifié le vendredi 24 octobre 2008 11:19

U wanna destroy me ? Uuhh =)FACEBOOK

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Il est onze heures du matin à Kurgan, et je sais que ma vie ne sera jamais plus la même. A présent il n'y aura plus personne pour m'attendre quelque part. Et qui pourrait-il donc y avoir ? Sans cet être qui m'était en fait si cher, mon monde est soudain dévasté. Se sentir évincée est une chose, mais les sentiments en sont une autre. Tout s'est déroulé comme prévu ; il aura suffit d'un mauvais rêve, pour comprendre qu'il s'agissait d'une prémonition. De lui je n'ai que l'unique souvenir d'une respiration haletante. Et d'elle sans doute le fait qu'elle avait finit par le détester.

J'écrase un mégot de plus sous la lumière de ma lampe. Cette boisson une fois encore m'aura donné des ailes. Maintenant que l'alcool part au loin, ma bouche n'est plus qu'un rictus mauvais, et l'existence devient encore plus fourbe et lamentable. Un peu comme moi qui, finalement, s'en va aussi, mourir quelque part dans le dégoût. Mes émotions étaient pures, mais je les ignorais. Qu'en reste t-il aujourd'hui ?

Du poison dans ma bouffe, des pilules dans mon eau, une veste me traumatise, un cheveu blond sur le sol, une liqueur douteuse, des lieux qui m'emprisonnent. Je fais le lien : ils veulent ma destruction.
Je m'efforce de croire que c'est la maladie qui pense à ma place. Ou bien suis-je maintenant même en présence de mon véritable moi, dont l'autre n'est qu'une représentation factice et menteuse ?

Leurs prénoms flottent dans un ciel sans étoiles. Ils sont nombreux et narguent mon ½il. Ce sont les noms de ceux qui sont partit. Ceux que j'ai bel et bien perdus. Mais comment pourrais-je m'en souvenir demain ? Il me faudrait les noter, mais je sais que si je me lève, fatalement je gerberai.

S'allongeant à mes côtés il tente de s'enfoncer en moi. Je suis vexée de savoir qu'il m'a côtoyé pour cela. Mais j'ai oublié qu'il est novice. Comment ais-je pu omettre cela ? Ce serait comme oublier mon prénom. Je ne me rends même pas compte que je l'ai, de toute façon, oublié depuis longtemps.

Bientôt j'accoucherai de quelques scorpions dans la douleur. Et il me faudra en assumer les conséquences. Où sera le père à ce moment là ? Il m'aura abandonné, comme tout un chacun. Mon esprit divague, il s'enfuit, il m'abandonne lui aussi, me laissant dans une confusion totale. Je crois que ce cachet n'est pas bien passé. Et j'espère que cela s'appelle un mauvais trip, car si c'est un bon trip, alors le psychiatre a des explications à m'apporter.

Bien sûr parfois elle me manque, elle uniquement. Lui n'a vraiment aucune discussion. A-t-il déjà réfléchi, ce sale brun ? Je comprends peu à peu pourquoi elle ne l'appréciait plus. Je le conçois car je suis démontée, et en l'espace d'un court instant je deviens aussi passionnée de la connerie, du manque d'intelligence et de répartie.

Il me rappelle mon ex en beaucoup mieux. Je devrais m'en vouloir. Et voilà que cela m'empoisonne, demain soir je sais que tout ira mieux. S'ils se doutaient, quels sévices me feraient-ils à nouveau sévir ? J'ai tellement besoin d'être seule, mon corps n'est plus qu'une plaie, souillée par les amusements que j'ai quelques fois moi-même désirés.

J'ai toujours détesté son bonheur, j'ai toujours eu horreur de savoir qu'il s'amuse à un endroit où je ne suis pas. Il n'est pas dupe et il en joue. J'aimerais mieux qu'il m'assassine. C'est tout de même étrange cette sensation de satisfaction à travers l'ennui de l'autre. Délaissement omniprésent, quand j'aurais fini de pisser, peut être m'aura-t-il écrit...

Ma main bouge, en toute évidence, aussi vite que celle de cette putain affalée près de moi, parlant dans un langage que je ne comprends pas. J'aimerais lui dire de se la fermer, mais qui suis-je donc pour le faire ? Je suis de toute manière presque aussi ridicule que lui. C'est peut être pour cela qu'on s'entendait bien avant. Avant... Il me tarde déjà de le jeter dans son appartement miteux de Nice, et de m'en aller sans un au revoir. Je ne sais pas ce qu'il deviendra, mais je sais d'où il revient. Délires obscènes et déclarations illusoires, ce soir je ne partagerais pas la même heure de gloire. Je dois échapper à ces fous comme si mon existence en dépendait. Désormais il n'y a plus personne pour me raisonner. Naturellement, j'ai sombré moi aussi.

Ce que je ponds n'est qu'un amas d'inutilités, vous le comprenez. Il est tard et je dois être déchirée. C'est parce qu'un homme en particulier me manque. C'est peut être cela. Son indifférence me déchire un peu plus. Demain je regretterai d'avoir, une fois de plus, fait allusion à lui comme quelqu'un de si critique. En attendant je me meurs paisiblement.

J'ai besoin de prouver que vous vous trompez, je n'en n'ai jamais rien eu à faire d'être quelqu'un, puisque je ne veux pas l'être. Vous pensiez que je me prenais énormément au sérieux, que j'en avais quelque chose à battre de couper des textes en plein vol, non, ils étaient assurément sans but, c'est pourquoi rares furent les fois où j'ai concrètement achevé mes dires. Dorénavant je vous offrirai de la merde en boîte ; et je retombe dans la vulgarité que je m'étais efforcée de mettre de côté, juste pour satisfaire vos petits yeux.

Pardonnez-moi, Nesta était un peu devenue ce que vous préfériez qu'elle soit. Vous la blâmée bien facilement, mais elle est pourtant votre ½uvre. C'est bien parce qu'elle vous a aimé. Six ou sept personnes de moins c'est une statistique, demain je regretterai l'absence, tout en sachant que j'ai déjà eu le temps d'avancer.

Il doit être midi à Kurgan, et déjà mes yeux ne sont que deux vitres qui ne reflètent rien. Crâne ruiné par des hypothèses à la con, j'écrase d'un geste lent l'ultime mégot de ma paranoïa nocturne.

# Posté le mercredi 25 juin 2008 19:08

Modifié le samedi 04 octobre 2008 18:03

Don't forget.

Don't forget.
De ces années là je n'ai gardé que des souvenirs, des bribes d'instants qui avec le temps s'enfuient bien loin, plus loin encore que la faiblesse de ma mémoire. Je sens qu'il me sera bientôt difficile d'attraper de mes mains ce peu de choses qu'il me reste, ce sera encore moins évident qu'aujourd'hui, qui me laisse bien nostalgique de ces réveils sous la neige, des après-midi au soleil, de nos teints toujours hâlés sur les plages, l'époque où l'on nous demandait si nous étions marocaines, et cela à cause de nos peaux, et de Hanèn... Ils ne connaissent de moi que ce visage pâle, et se persuadent pourtant d'en savoir beaucoup plus.

Je me souviens de ces nuits blanches dans l'arrière-pays, le froid mordant de nos soirées passées à escalader des barrières, pour n'avoir rien de mieux à faire que de discuter dans un parc des heures durant ; et nos pétards... Ils nous amusaient, nous étions si innocentes. Le jour allait bientôt se lever quand nous partions, on retrouvait sa maison familiale, et montait les marches en tentant de faire le moins de bruit possible. Parfois sur le banc d'en face on apercevait Samuel, il m'intriguait, m'intimidait, mais je ne cherchais sûrement rien, je ne connaissais pas l'amour, ni l'espoir, ni le désir. Ces instants là n'étaient faits que de joies et de querelles puériles.

J'aimais la voir déboulait dans le salon au petit matin, aussi j'avais horreur qu'elle cherche à m'imiter. Quand nous n'étions pas occupées à faire du yoga, à s'inventer des pièces de théâtre, ou à se créer des frayeurs, il restait la Grande Roue, et les discussions sur le passé. Mais il était pourtant bien trop tôt pour en parler. En ces temps-là je rêvais qu'elle devienne mâture, je me sur estimais sans doute ; aujourd'hui je voudrais qu'elle n'ait jamais grandie. On était très complices toutes deux, et n'aimions pas la présence d'une autre personne. Je pense désormais que c'est assurément moi qui lui aie inculqué ce trait de caractère minable.

Fatalement, les divorces, les maladies, les décès, les déménagements, les cures de désintoxication, les asiles psychiatriques, nous ont séparé. On ne se s'est plus vues que deux à trois fois par an, et c'était suffisant pour ne plus évoluer ensemble. Il était déjà loin le temps où nous ne formions qu'un. Et il y eut une grande cassure entre nos tempéraments. Rien n'arrive par hasard, et j'en conclus que c'était bien pour que les mentalités se dévoilent ; il était temps que chacune découvre son amour-propre, quitte à ce qu'il devienne une répulsion. Par égoïsme, nous avions finit par nous détester. Souffrant de l'absence et du désintérêt involontaire que l'on se portait. La vie en avait décidé ainsi, mais cela ne tenait pourtant qu'à nous de retrouver l'harmonie d'antan.

# Posté le mercredi 18 juin 2008 06:21

Modifié le mercredi 16 septembre 2009 07:42