Assise au fond de la salle, je contemplais longuement cet être qui m'était pourtant si étranger. Je me questionnais durement, me demandant quelles pouvaient être ses peines ; et je me rendais alors compte que jamais je n'avais su lui parler véritablement, jamais nous n'avions été authentiques l'un envers l'autre. Et cela sans doute car nous n'avions rien à nous prouver. Je n'existais pas sincèrement pour lui, et rares étaient les fois où j'y pensais convenablement.
Ses cheveux si sombres m'avaient intrigué plus d'une fois, car j'aimais principalement la douceur, la candeur des blonds, mais il est vrai qu'il se faisait vraiment beau ce brun, avec le temps. Le temps qui d'ailleurs passait à une allure fulgurante, créant chaque fois un vide un peu plus grand entre nous. Bientôt nos chemins allaient se séparer, et ce froid demeurait en moi, cette éternelle sensation d'insatisfaction, de n'être jamais assouvie.
Je connaissais une sorte de culpabilité, de temps perdu à me focaliser sur des futilités, la superficialité de l'amour que je manoeuvrais si mal, cherchant chaque fois à assouvir un fantasme immoral, papillonnant vers un autre qui me semblait mystérieux, emprunt de gratitude et de respect pour son corps. Je savais que ce profil cachait souvent un vrai salaud, et je m'y complaisais ; plutôt que de m'attarder sur la pureté de quelqu'un que je côtoyais si mal.
Certes il possédait une fierté anormalement démesurée, et cela me sortait par les yeux ; je détestais tellement les barrières que la fierté pouvait installer. Je les connaissais si bien. Je haïssais en lui tout ce qui me reflétait. Et cette sensation de froid et de néant qui nous reliait.
Pix : Jeffree Star (merci à Mia)
Ses cheveux si sombres m'avaient intrigué plus d'une fois, car j'aimais principalement la douceur, la candeur des blonds, mais il est vrai qu'il se faisait vraiment beau ce brun, avec le temps. Le temps qui d'ailleurs passait à une allure fulgurante, créant chaque fois un vide un peu plus grand entre nous. Bientôt nos chemins allaient se séparer, et ce froid demeurait en moi, cette éternelle sensation d'insatisfaction, de n'être jamais assouvie.
Je connaissais une sorte de culpabilité, de temps perdu à me focaliser sur des futilités, la superficialité de l'amour que je manoeuvrais si mal, cherchant chaque fois à assouvir un fantasme immoral, papillonnant vers un autre qui me semblait mystérieux, emprunt de gratitude et de respect pour son corps. Je savais que ce profil cachait souvent un vrai salaud, et je m'y complaisais ; plutôt que de m'attarder sur la pureté de quelqu'un que je côtoyais si mal.
Certes il possédait une fierté anormalement démesurée, et cela me sortait par les yeux ; je détestais tellement les barrières que la fierté pouvait installer. Je les connaissais si bien. Je haïssais en lui tout ce qui me reflétait. Et cette sensation de froid et de néant qui nous reliait.
Pix : Jeffree Star (merci à Mia)



