Scandale Nostalgique *

Scandale Nostalgique *


Il avait gardé cette habitude, s'asseoir sur le rebord de la fenêtre, et méditer sur son existence. Semblable à des formules de chimie, ses lubies, son âme ne comprend t-elle pas de mortels venins par la rapide réunion de ses jouissances, de ses idées, de ses moeurs ? Grand nombre d'individus ne trépassent-ils donc pas sous le foudroiement de quelques sentiments pareils à des acides, épandus brusquement dans leur être ? Autant entouré, autant chéri, qu'il se sent seul et désaimé. Effacé, délaissé, désappris.

Pétrifié, il considérait un instant le ciel en silence. On le voyait là, un coude appuyé sur sa cuisse, et dans une toilette de bon goût. A travers la chemise qui le couvrait chastement, des regards habiles pouvaient entrevoir une blancheur de lys, et deviner des formes que seule une femme eût contemplées. C'était continuellement sa simplicité virginale, sa divine candeur, cette innocence si spéciale que seul lui détenait, et sa courtoise conduite, qui faisaient qu'on pouvait l'aimer si aisément. L'étoffe de sa manche dénonçait le tremblement qui faisait frissonner et chanceler les c½urs.

Anéantir les sentiments pour vivre vieux, ou périr jeune en acceptant le martyre, la torture des ardeurs, tel est le dilemme qui entraînait bien souvent une puissante douleur dans le corps de celui ci.

Il dévala une à une les marches qui le guidait vers l'extérieur, pénétré de trouble et en proie à de vives inquiétudes. Il doutait de lui-même et se questionnait cruellement, comme s'il se fût éveillé, après un long songe pénible.

# Posté le mercredi 28 novembre 2007 14:17

Modifié le lundi 24 décembre 2007 11:01

Amen.

Amen.

MANGEZ MOI. BUVEZ MOI.


" Prenez, et buvez-en tous, car ceci est la coupe de
mon sang, le sang de l'alliance nouvelle et éternelle qui sera versé pour vous et pour la multitude en rémission des péchés. Vous ferez cela, en mémoire de moi. "





Dieu est mort. Nietzsche.
Nietzsche est mort. Dieu.



Ce soir, je suis Dieu.

# Posté le mercredi 06 juin 2007 13:38

Modifié le mercredi 16 septembre 2009 07:45

Dis-lui simplement Merci *

Dis-lui simplement Merci *
S'il y a un an jour pour jour, elle était désillusionnée et détruite, c'est que le « nous » s'en était allé, lâchement, depuis quelques matins déjà, et plus rien n'avait de signification, les rêves étaient brisés à présent. Elle n'avait pas vu le vent venir, juste un mauvais pressentiment qui s'était révélé être vrai, mais qui tout de même était resté improbable. Elle a eu la sensation de porter le poids du monde sur ses épaules, mais enfin, elle était à même le sol, la respiration coupée, le corps meurtri par celui qui l'avait sali et qu'elle avait tant aimé. Elle tremblait d'émotion, mais non plus par la douceur et la légèreté de ses anciennes caresses, et de sa voix qui l'a bordé. Le beau frisson amoureux s'était changé en un rictus infâme, et lorsque ses paupières pâles se refermaient, ses yeux n'avaient même plus la force de faire naître une larme.

Tellement juste aujourd'hui de cracher sur ce chagrin des glandes qu'on appelle l'amour, en se souvenant de la manière dont il a ri de son tour. Rencontrer celui qui dérange, lui sourire, avoir envie de baiser. Parce que le tremblement de la première fois est déjà bien loin, et qu'elle l'a enfin compris : tout n'était que mensonge. Avoir était aveugle à l'hypocrisie, et puis devenir hypocrite.

Et un jour se rendre compte qu'on peut être satisfait, avec celui qui paraît si dissemblable. Changer ses habitudes, cela n'a pas toujours été facile pourtant. Faire des erreurs, des démences, des névroses, elle en a fait, et jusqu'au bout il a été le seul à rester, à lui elle n'avait plus la crainte de se révéler. Il l'aide, il la guide, ils partagent tout, ils s'accordent, n'ont pas de secret, mais garde leur part de mystère, pour entretenir, ce qu'elle ne peut appeler « amour ». Mot banni de son abécédaire. Terme qui n'a jamais su exister.

Et elle se demande : « Où cela peut-il me mener ? »
Et elle doit se dire : « Mais qu'est ce que je fais ? »

Elle n'achève pas toujours ses phrases, elle ne veut pas qu'il la voit autrement. Elle sait que dès cet instant, plus rien ne sera pareil. Elle a toujours désiré des hommes sournois, vicieux, malsains, insolents ; mais elle sait au fond d'elle, qu'elle ne mérite pas cela.

« Je pensais que tu étais ... autre chose »

Véritablement, elle sentit les dents de son homme s'enfonçaient dans le lobe de son oreille. S'il avait su à quel point elle appréciait cela... Tandis que s'écoulait sur son cou blême le liquide rouge, il enfonça violemment son doigt dans la bouche de sa belle, qui suffoquait de plaisir. Ils étaient deux contre le monde, unis par de forts sentiments, qu'ils partageaient chaque jour, baignant dans une brutalité passionnelle, où aucune sensation n'avait d'égal. Ils avaient tissés des liens si forts, durant ce long parcours semé d'embûches.

Et dans leur monde, rien ni personne n'était apte à les juger. Ils se nourrissaient un peu l'un de l'autre, et que pouvait-il y avoir de plus véridique que leur passion ?


Bouchka in my heart.
12.10.06
Nobody can't touch us.



*


Sois plus heureux maintenant.
Je t'en remets au vent.

# Posté le vendredi 12 octobre 2007 17:04

Modifié le mercredi 16 septembre 2009 07:45

It's Nesta bitch.

It's Nesta bitch.

Il ne voit bien que ce qu'il désire voir, mais sûrement pas ce que je suis réellement. Tant mieux. A quoi bon lui faire du mal ? Est-ce lui le coupable ? Est-ce sa faute si j'ai perdu ce que je n'avais jamais vraiment acquis ? Pour quelle raison puis-je me permettre de placer ma douleur au dessus de la sienne ? Et si tout cela n'avait jamais existé, l'aurais je donc quémandé ?

Je n'ai jamais eu l'audace de parler de sa peur. La peur pour moi, est un sujet tabou. Et apercevoir dans son regard combien il était effrayé, a détruit l'idéal que je m'étais bâti autour de sa personne. Il est devenu si faible. Et cela, dès le départ. Il avait un c½ur. Il me l'a montré trop facilement. Je n'ai pas eu réellement besoin de creuser. Oh certes il était beau, il l'est encore. J'aimais ses yeux, j'adorais son corps ; mais sa beauté ne m'a jamais déclenché aucun frisson, peut être parce que je n'étais pas faite pour aimer quelqu'un qui disposait d'un c½ur. Je lui souriais parfois, mais il était mal à l'aise. Il n'a pas su comment s'y prendre.

Une nuit j'ai longuement écouté, sa respiration irrégulière. Je savais qu'il ne sommeillait pas. Il faisait semblant. Il savait que j'étais là, depuis un long moment, les yeux ouverts, observant la pénombre. Je me demandais comment je pouvais dissimuler le tiroir aux godemichés. Je ne voulais pas le gêner davantage. Mais une petite voix me crier de ne rien cacher. Je devais rester ce que j'étais. Et lorsque quelques mois plus tard il a trouvé ces ustensiles en plusieurs modèles, couleurs, et tailles différentes, il n'était même pas étonné. Il a ri. Puis m'a embrassé. Ce n'est pas pour autant qu'il m'a permit de rentrer en lui. D'ailleurs, il ne voudra jamais.

J'ai puisé cet amour d'une complicité fusionnelle, et non pas d'un coup de foudre au premier regard, car il n'y en a pas eu. Je n'avais pas la tête à cela. Je ne cessais de penser à un autre, j'allais si mal, et dieu que c'était beau. Il était né, celui qui allait faire évoluer mon optique. Un jour je me souviendrais qu'il a été le seul à ne pas m'abandonner, un jour je me rappellerais qu'il a su me redonner une certaine joie de vivre, et ce jourje crierai son nom. Mais il sera trop tard. Je lui aurais déjà causé trop de souffrance. Peut être parce qu'on m'a tendu ce flambeau. Et que lui seul eut été bien trop brave. L'absurde.

Il aperçut les quelques vergetures de celle qui se trouvait dans ses draps. Et là il comprit, d'où provenait cette affection si maternelle... Aujourd'hui encore, lorsqu'il me serre contre lui, je crois sentir mon propre frère. Et, je n'ai toujours pas de vergeture. Je me demande pourquoi, malgré mes efforts, je n'ai pas réellement réussi à voir au-delà de cela. Peut être simplement, parce qu'il est restait fidèle à lui-même, craintif et anxieux, comme au début.

Plus rien n'est assez important pour m'atteindre, lorsque je vois la peur dans ses yeux.



Pix : Izzy Hilton. ( N'est-il donc pas magnifique ? Avouez le )

# Posté le samedi 22 septembre 2007 17:45

Modifié le mercredi 16 septembre 2009 07:54

Parce que personne ne sait à quel point je peux t'aimer. Même si j'ai la conviction aujourd'hui, que tu ne saura jamais que j'existe. Appellez ça comme vous voulez, qualifiez cela de ridicule et de dépassé. Rien n'a changé. Et peut m'importe à présent, tant que je l'aime.

Parce que personne ne sait à quel point je peux t'aimer. Même si j'ai la conviction aujourd'hui, que tu ne saura jamais que j'existe. Appellez ça comme vous voulez, qualifiez cela de ridicule et de dépassé. Rien n'a changé. Et peut m'importe à présent, tant que je l'aime.




Un règne d'aujourd'hui 49 ans.
Et sûrement bien d'années encore.

Joyeux Anniversaire.

* Parce que personne ne peut l'égaler *

# Posté le mercredi 29 août 2007 04:18

Modifié le lundi 27 octobre 2008 17:20