I return to better destroy you

I return to better destroy you

Sa voix n'a plus rien de particulier, ni son visage, ni ses mains.
Et je le préfère ainsi, oh l'idéal est à présent détruit, mais cela me fait tant de bien.

Et sa bouche n'est plus qu'un rictus qui me rebute un peu, je présume qu'il a perdu beaucoup de son charme à mes yeux.
Que me reste t-il de troublant maintenant ? Ses avants bras sans nul doute, et le délicieux souvenir de la perfection
que mon imagination avait conçue, et la vérité démolie. Je ne peux cacher que partout je cherche son parfum,
et ce n'est pourtant basé que sur de pauvres réminiscences.

Il passe dans mes nuits comme on traîne au pied de l'autel ; quand on a perdu la foi et qu'on l'ignore encore. Je m'avance à genoux vers un point non défini, à résoudre des questions qui n'existent pas. Et je relève la tête quand je le vois marcher, vendre des contrefaçons d'amour avec maladresse ; et me jeter deux sous de tendresse et d'espoir, mais dieu je ne suis que poète illusoire.

Je promène mon ennui sur le chemin de l'errance, avec le c½ur rempli d'un sentiment d'impuissance ;
laissant derrière moi des fantasmes et envies, qui me poursuivent sans cesse jusqu'à l'infini.



# Posté le mercredi 31 octobre 2007 07:34

Modifié le lundi 27 octobre 2008 16:47

J'aime me dire que je n'ai plus besoin d'eux *

J'aime me dire que je n'ai plus besoin d'eux *
Et je me sens heureuse, satisfaite, légère, vous pourriez me goûter et sentir ce parfum presque suave. Maintenant peut m'importe, j'ai compris que de toute façon, rien ne sera jamais parfait à vos yeux, vous trouverez continuellement quelque chose à redire, et vous parlementerez dessus, attendant que je me justifie, sans cesse. Rien ne vous plaît jamais entièrement, mais moi je suis enchantée. Je ne vois plus pour l'instant le motif de quelconque déception, et je ne compte pas m'en concevoir un pour satisfaire mon soit disant masochisme.

A présent, vous pouvez apporter autant de critiques que vous voulez, allez-y. Je ne sais qu'une chose, c'est que Nesta est heureuse, elle est debout, et commence peut être à développer quelque chose que l'on appelle "sentiment ", même si elle n'en n'est pas sûre. Elle n'a jamais véritablement connu cela. Elle le présumait. Mais elle ne le croit plus. Et puis, elle sourit, et si elle le fait, ce n'est pas parce qu'elle a passé son temps à vous ennuyer en se plaignant ici même, non, ce n'est pas pour vous, ce n'est même pour personne, à part pour elle.

Et là, vous jugez qu'au final, tout n'est qu'histoire à l'eau de rose, évidemment, puisque le fait que je me réjouisse un peu plus de ce qui m'entoure vous paraît à la fois totalement stupide, facile, étonnant et interdit. Mais souriez, car cela sera l'inspiration de vos nouvelles instances. Je sais à présent, que si un seul individu dans ce monde est capable de m'aimer à ma juste valeur, alors je ne suis pas là pour rien.


Pix : Dita Von Teese. (Selon moi la plus belle femme au monde)

# Posté le samedi 07 juillet 2007 18:04

Modifié le lundi 27 octobre 2008 17:31

Who want a New Shit ?

Who want a New Shit ?
Assise par terre, les bras autour de mes genoux, je fermais les yeux, tentant de fuir ce scénario comme si ma propre vie en dépendait. A quelques mètres de moi, confortablement installé sur le coussin de sa chaise, j'entendais qu'il dessinait des lignes sur la table de bois. Ayant du mal à supporter ce qui allait arriver, je tentais difficilement de l'en empêcher.

« Tu ne devrais pas ...
- Ferme là »
me répondait-il calmement, sans même me jeter un regard, manifestement trop absorbé par son occupation préférée. Quelques minutes s'écoulèrent, puis, sans lever la tête, il se mit machinalement à parler, mais je n'avais pas vraiment envie de répondre.

« Et que vas-tu faire maintenant ? Tout arrêter ? Non, sérieusement. Imagines-tu un instant ta vie sans moi ? Je t'assure, tu me fera toujours autant rire. Putain, regarde ma musculature. N'es-tu pas fière ? Cesses donc de te lamenter tout bas, tu n'es pas là par hasard. Pour moi tu es aussi importante qu'elle..»

Il montrait de son doigt la poudre blanche et, reniflant déjà un peu trop, il alla chercher une bouteille de Jack Daniel's qu'il avait cachée dans un placard.

« Je me doute bien que tu n'as pas besoin d'être saoul, mais moi oui. Je ne peux passer aux choses sérieuses autrement. Pour tout te dire, je ne suis jamais passé aux choses sérieuses. »

Qu'entendait-il par là, je ne l'ai jamais vraiment su. Tout ce que je savais, c'est qu'il finissait à chaque fois dans des états monstrueux. Il se levait et déambulait à travers la pièce, les yeux rouges. Il avalait de grosses gorgées d'alcool, et me commandait de prendre une feuille, un stylo, et de décrire son comportement durant une heure. A dire vrai, je l'aurais fait même s'il ne me l'avait pas demandé. C'était emmerdant. Mais déjà moins emmerdant que de n'avoir à répondre à ses conneries.

J'écrivais, je notais le moindre détail qui me paraissait important. Ses tremblements convulsifs en passant par ses manies soudaines, son rictus, certaines de ses paroles. Puis je posais la feuille sur sa table de chevet, de façon à être sûre qu'il la lise le lendemain.

Il imaginait les tatouages qu'il avait décidé de faire sur ses avants bras, me les exhibant à chaque fois, tant et si bien que je les connaissais par c½ur. Il était défoncé, et en l'espace d'un instant, il était aussi amoureux. D'une voix qui était présumée être douce, il murmurait à mon oreille qu'il était désolé d'être ainsi, qu'il ne voulait pas que je m'en aille. Je n'avais pas la force de rebondir sur ses paroles. Il était bien trop dangereux lors de ses prises de conscience. Tout en caressant mes cheveux il essayait de me prouver que je comptais pour lui, il était certes habile, mais moins que moi pour me persuader du contraire. J'avais horreur que l'on touche mes cheveux, surtout ma nuque, mais je le laissais faire, il avait l'air si protecteur.

« Toi et moi, nous ne sommes pas ensemble. Tu n'es jamais tendre, tu n'as jamais envie de manifester de l'amour à mon égard. Et moi je te caresse. Est-ce que je te répugne ? Tu devrais me le dire. Je souffrirai moins que de devoir accepter ton indifférence.
- Nous ne sommes pas ensemble, tu le dis si bien. Alors pourquoi devrais-je connaître avec toi des moments que nous ne devrions pas vivre ?
- Tu me donnes envie de rire ma belle. Tu verra un jour, lorsque tu trompera ton copain. Tout comme moi tu n'as pas de limite. C'est pour cela que nous sommes faits l'un pour l'autre. Mais tu me repousses.
- Me crois-tu capable de tromper quelqu'un que j'aime ? Penses-tu cela de moi ?
- Lorsque tu aura bien souffert tu le fera. Et sans doute viendras-tu même fumer de ce crack avec moi. Oh, je n'ai pas envie que tu évolues mal. Je te le promets. Mais c'est une fatalité. »


Je riais alors aux éclats, croyant qu'il avait tort.

Au moment même où il avait prononcé le mot « crack », ses yeux étaient devenus étincelants.
Je lui dis d'une voix basse :

« Tu n'es vraiment plus le même quand tu prends ces merdes. Tu deviens taré.
- Mais je me soigne. »
répondit-il d'un ton qui se voulait être énigmatique.

D'un geste de la main il replaça une mèche de ses cheveux clairs. Il était d'une beauté éblouissante, même dans ses états les plus lamentables. Je pense que c'est en partie par sa faute, si j'ai toujours préféré les blonds. Il avait certes un charme unique, mais je le détestais pour le nombre de fois où il s'était camé devant moi. Une part de ma conscience voulait l'en empêcher, l'autre me criait de le laissait se détruire. C'était la seule façon de lui échapper.

« Le jour où tu sera prête, on en parlera ensemble.
- Crois-tu vraiment que j'ai confiance en un toxicomane ?
- Tu n'as de toute façon confiance en personne.
- Je n'ai pas envie de vivre quelque chose de sérieux. Cela me fait si peur.
- Tu as peur de ce qui t'est inconnu, tu es grotesque. »


Il riait comme un demeuré, et il faisait bien de le faire. Il continuait :

« Tu es si candide. Si tu savais à quel point j'aime cette innocence. Tu es là, assise, en train de me regarder alors que je me démolis lentement. Tu m'examines, tu subis dans un sens. Je n'ai rien à te cacher, tu as tout vu de moi. Et c'est étrange, tu ne t'arraches même pas.
- Les autres se sont tirées ?
- Assurément. Elles avaient peur. »
siffla t-il d'un air mauvais, inhalant à nouveau de la poudre, le regard à présent vide. Le voir recommencer son manège me donna alors envie de l'enfoncer sans finesse.

« Je comprends pourquoi elles sont parties.
- Parce qu'elles étaient des salopes.
- Non. Parce que tu es un salaud. »


Il arrêta soudain de se concentrer sur sa drogue, et leva les yeux vers moi, visiblement offensé. Il reprit ses esprits et eut soudain un débit de paroles étonnant et lourd à la fois.

« Alors elles sont comme cela, les filles d'aujourd'hui. Elles restent près de moi un instant, voire de longs moments, elles me contemplent, elles m'apprécient, elles me sourient. Puis un jour elles m'utilisent, et me jettent après. Oh, puis évidemment, c'est moi, le salaud. Tu finira comme toutes ces filles qui n'ont jamais accepté d'être aimées.
- C'est la drogue qui pense à ta place, il vaudrait mieux que tu dormes, cela te ferait du bien. Je vais ranger tout ce qu'il y a de suspect. »


Je venais de me rendre compte qu'il devenait agressif, et il ne fallait pas prendre le risque qu'il ne s'emporte. Il répliqua :

« Peut êtres n'as-tu pas besoin de moi, c'est concevable, puisque je ne suis donc qu'un salaud. Tu ne comptes pas m'aider, étant donné que tu n'es même pas bonne à me comprendre. Mais si tu arrêtais de me casser du sucre sur le dos, et d'infatigablement me sous-estimer, puis te penser irréprochable, tu ferais là un grand pas. J'aurais tellement aimé que tu m'écoutes parfois. »

Il monta à l'étage supérieur en courant, manquant de se vautrer. J'avais envie de rire, une fois de plus. Il claqua la porte derrière lui, laissant transparaître la haine que je ressentais aussi.

Je suis partie. Définitivement. J'en avais assez de contempler sa déchéance, et n'être qu'impuissante face à cela. Qu'avais je donc à comprendre de ces propos tordus ? Il était visiblement fêlé, et s'il n'avait encore tué personne, rien ne m'assurait qu'il ne le ferait pas avant le levé du soleil.

Nous ne nous sommes plus revus. Et je n'ai pas eu un seul regret vis-à-vis de cela. Sans doute est-il en train de pourrir dans le salon d'autrefois. Peut être a-t-il rencontré celle qui l'aurait sorti de sa misérable situation. Je ne compte pas imaginer ce qu'il est devenu. Mais je sais une chose, c'est que dans chacun de ses discours ennuyants, il n'était en fait jamais très loin de la vérité.

Aujourd'hui je me rends compte combien il est vrai que je l'ai sous estimé. Je ne l'écoutais pas, sinon d'une oreille, le prenant à chaque fois pour un être accablé et gravement absurde. Mais qu'est ce que la folie ?

Je n'ai effectivement pas besoin de me saouler pour dépasser mes limites un tant soit peu inexistantes, que les douleurs ont pu établir. Je n'ai toujours réellement pas confiance en vous. Je ne fais bien évidemment toujours pas partie de celles qui acceptent d'être aimées. Me cherchant toujours une complication, un désaccord. J'ai, il est vrai, tendance à me croire irréprochable. Et je fumerai volontiers un peu de son crack.

Ce n'est que maintenant que j'aurais aimé sa personnalité complexe, ses divagations, ce désordre en lui, son être proprement dit, puisque emporté dans ses addictions, il fut le seul à avoir si justement parlé de ma personne.


A tous ceux qui ont eu la prétention de croire m'avoir cernée.


Pix : Todd Wade. Ma préférence va vers les hommes blonds.
Si vous ne le saviez pas, c'est que vous étiez simplement cons.



# Posté le lundi 11 février 2008 10:28

Modifié le lundi 27 octobre 2008 18:08

La faute est tienne

La faute est tienne

Permets moi de te dire que j'aurais tant aimé te faire changer, au plus profond de toi-même.
Permets moi de t'avouer, que je me sens sale et souillée, car aujourd'hui j'ai la conviction d'avoir échoué.
Si tu savais malgré toutes ces blessures, à quel point tu manques à ma vie.


# Posté le mardi 03 juillet 2007 11:52

Modifié le lundi 27 octobre 2008 16:50

BIENVENUE

BIENVENUE

# Posté le jeudi 31 mai 2007 12:59

Modifié le lundi 27 octobre 2008 17:18